Il y a bien longtemps il semblerait qu’un habitat magdalénien ait existé dans la grotte près du domaine surplombant la Baïse.
Puis en 1956 on y trouva un squelette celui de « l’homme rouge » alias Pierre ARNOUX défenseur de la République qui en 1848 s’insurgea contre le maire de Condom et fut obligé de s’enfuir et semble avoir fini ses jours dans cette grotte.
Sur les bâtiments du « Domaine de la Brette » nous retrouvons deux dates: « 1767 » sur le porche ouvrant le passage au devant des Gîtes, et « 1812 » sur le pigeonnier central. Est-ce que celle-ci sont des dates des différentes étapes de reconstruction des bâtiments ? Il est certain que La Brette appartenait à des francs-maçons vu le nombre d’insigne équerre et compas qui ont été retrouvé sur les décorations des alcôves des chambres de la maison principale.
Le nom de La Brette - qui veut dire « vache « en occitan (gascon ?) - indique qu’il s’agissait d’une propriété où l’on faisait de l’élevage. En effet tout le corps de bâtiments où sont logés les gîtes maintenant abritait une étable. De plus dans les métairies appartenant à La Brette (Cannes, Gazères et Gourragne) toutes les trois ont des étables importantes.
Ou une autre théorie : Est-ce que le nom vient des Seigneurs d’Albret ou de La Brette ou de Labrit?
En 1961 mes parents, Robert et Martha Magnol-Wismer tout en n’étant pas originaires de la région sont tombés sous le charme de la région et ont acheté la propriété avec ses trois métairies. Celle-ci appartenait à l’époque à un magistrat d’Agen qui l’avait hérité d’une tante. La propriété était en ruine et à peine exploitée, seul un métayer habitait la pièce qui sert aujourd’hui de salle commune aux gîtes.
Mes parents bien qu’habitant Paris se sont engagés dans la rénovation de la propriété avec l’aide d’un régisseur. On a repris l’agriculture après avoir défrichées les terres, la vigne a été plantée et les bâtiments ont été rénovés.
A La Brette un énorme hangar couvrait tout le jardin actuel et servait de stabulation pour l’élevage d’une soixantaine de vaches. Un système d’irrigation a été installé permettant d’irriguer jusqu'à côté de La Brette. Et surtout la vigne a été planté sous les conseils de Monsieur Canal, un spécialiste de l’Armagnac. En 1963, le premier Armagnac a été distillé. Le millésime 1964 à reçu une médaille d’or au Concours Agricole de Paris dans les années 1970; cette distinction a décidé mes parents à continuer dans la voie de la qualité.
En 1993 soit La Brette devait être vendue où il fallait venir s’en occuper, mon mari et moi-même, bien qu’habitant à Vienne en Autriche avions toujours rêvé de monter une activité touristique. Nous avons donc décidé de venir nous installer ici avec nos trois enfants Thomas, Pascale et Gabriel qui à l’époque avait 16, 14 et 4 ans.
Tous les bâtiments de la propriété ont été remaniés pour installer des gîtes. Depuis le « Domaine de la Brette » se consacre au tourisme, Cannes à l’Armagnac et Gazères à l’agriculture. Les gîtes ont été ouverts en été 1995, la piscine en 1997 et le tennis en 2001. Et en 2002 nous nous sommes convertis à l’agriculture biologique.
Nous sommes maintenant en 2006, le domaine fonctionne parfaitement, La Brette semble d’avoir trouvé le calme après toutes ces années de changement.